Message d'invitation LinkedIn : quoi écrire pour être accepté en B2B
Message d'invitation LinkedIn : faut-il une note, que dire, quoi éviter ? Nos exemples concrets pour être accepté par vos prospects B2B sans rien leur vendre.


Un guide Octobre MarketingVous envoyez des invitations LinkedIn à des prospects. Certaines sont acceptées. Beaucoup restent en attente pendant des semaines.
Alors vous vous posez la question : faut-il ajouter une note ? Et si oui, qu'est-ce qu'on met dedans ?
La plupart des modèles qu'on trouve en ligne ressemblent à des mini-pitchs. « Bonjour Marc, j'aide les dirigeants comme vous à… » Le prospect le repère en une seconde.
Et il fait ce que vous feriez à sa place. Il ignore.
Dans cet article, on vous explique à quel moment une note d'invitation sert vraiment, et ce qu'on y écrit quand elle est utile. Avec des exemples concrets, et quelques messages à ne pas envoyer.
Faut-il mettre une note dans une invitation LinkedIn ?
Pas forcément.
Quand quelqu'un reçoit votre invitation, il regarde d'abord votre photo, votre titre et votre entreprise. Si votre titre est clair et que la personne travaille dans votre univers, elle comprend déjà pourquoi vous l'ajoutez. Une note n'apporte pas grand-chose de plus.
La note devient utile quand le lien n'est pas évident. Vous n'êtes pas dans le même secteur, vous n'avez aucune relation en commun, la personne ne vous a jamais vu passer. Là, une phrase d'explication change la lecture.
Il y a aussi une contrainte pratique. LinkedIn limite le nombre d'invitations personnalisées pour les comptes gratuits (voir la page d'aide LinkedIn sur les invitations personnalisées). Autant les garder pour les cas où elles servent.
Une note sert à expliquer pourquoi vous invitez quelqu'un, pas à lui vendre quelque chose.
Avant la note, il y a votre profil
On voit souvent des gens passer des heures à peaufiner leur message d'invitation alors que leur profil ne dit rien.
Un titre du type « Fondateur chez X » ne donne aucune raison d'accepter. Un titre qui dit ce que vous faites et pour qui, si. On en parle plus en détail dans notre article sur comment transformer son profil LinkedIn en canal d'acquisition.
Le deuxième point, c'est d'avoir été vu avant d'inviter. Réagir à un post. Laisser un commentaire qui apporte quelque chose. Quand l'invitation arrive deux jours plus tard, votre nom lui dit déjà quelque chose.
Ça prend quelques minutes par prospect. Sur une liste de cinquante personnes bien choisies, c'est jouable. Sur deux mille, non. Et c'est un bon indicateur : si vous n'avez pas le temps de regarder ce que publie une personne, c'est peut-être qu'elle n'a pas sa place dans votre liste.
Que mettre dans une note d'invitation LinkedIn ?
Une raison vraie. Une seule. En une ou deux phrases.
La raison doit être vérifiable par la personne. Elle doit pouvoir se dire « ah oui, c'est logique ». Voici celles qui fonctionnent bien :
- vous avez lu ou commenté un de ses posts ;
- vous étiez au même salon ou au même événement ;
- vous travaillez dans le même secteur ou la même région ;
- son poste est directement lié à votre métier (un responsable maintenance quand vous vendez de la maintenance, par exemple) ;
- vous avez une relation en commun qui a du sens.
Et ce qu'on ne met pas : un pitch, un lien, une demande de rendez-vous, une question qui demande à la personne de réfléchir.
Surtout, n'inventez jamais une personnalisation. Si vous n'avez pas lu son post, ne dites pas que vous l'avez lu. Les gens le sentent, et c'est la meilleure façon de perdre toute crédibilité avant même d'avoir commencé.
Exemples de messages d'invitation LinkedIn qui ne vendent rien
Quelques exemples à adapter. Ils sont volontairement simples. Remplacez les éléments entre crochets par de vraies informations.
Après un post
Bonjour Claire, j'ai lu votre post sur le recrutement de techniciens de maintenance. Je travaille aussi avec des sites industriels, je me permets de vous ajouter pour suivre vos prochaines publications.
Après un événement
Bonjour Thomas, nous étions tous les deux à [nom du salon] la semaine dernière. Je n'ai pas eu l'occasion de passer sur votre stand, je me rattrape ici :)
Même secteur, même région
Bonjour Sophie, je travaille avec des cabinets d'expertise comptable autour de Lyon et votre cabinet est à [ville]. Je me permets de vous ajouter à mon réseau.
Poste lié à votre métier
Bonjour Julien, je vois que vous gérez les achats chez [entreprise]. Je travaille avec des services achats dans l'industrie, je me permets de vous inviter.
Vous remarquerez qu'aucun de ces messages ne parle de l'offre. C'est voulu.
Le message à ne pas envoyer
Bonjour Marc, j'aide les PME industrielles à réduire leurs coûts de maintenance. Seriez-vous disponible pour un appel de 15 minutes cette semaine ?
Il n'y a aucune raison d'inviter Marc en particulier. Le message pourrait partir à mille personnes. Et il demande un rendez-vous à quelqu'un qui ne vous connaît pas encore. Même si l'invitation est acceptée, la conversation part mal.
Exemple concret : une PME industrielle qui prospecte sur LinkedIn
Imaginons une PME qui fait de la maintenance de lignes de production. Elle vise des responsables maintenance et des directeurs de site dans sa région.
Elle commence par une liste courte. Une soixantaine de personnes, choisies une par une à partir de leur poste et du type de site qu'elles gèrent.
Pendant une semaine, le dirigeant regarde ce que publient ces personnes. Une partie ne publie jamais, c'est normal. Pour celles qui publient, il réagit ou commente quand il a quelque chose à dire.
Ensuite, il invite :
- sans note les personnes avec qui il a déjà échangé en commentaire, puisqu'elles connaissent son nom ;
- avec une note courte les autres, en s'appuyant sur leur poste ou sur la région.
Quand une invitation est acceptée, il ne pitche pas dans la foulée. Il attend quelques jours, puis envoie un message qui reprend la raison de départ, avec une question à laquelle on répond en dix secondes :
Merci d'avoir accepté, Claire. Une petite question : chez vous, la maintenance des lignes est gérée en interne ou avec un prestataire ?
Pas de plaquette, pas de lien vers le site. Juste une vraie question sur son quotidien. Si la réponse ouvre une porte, la conversation suit naturellement.
Si vous travaillez dans ce secteur, on détaille notre façon de faire sur la page prospection B2B dans l'industrie.
Les erreurs à éviter dans vos invitations
On les voit passer toutes les semaines, y compris dans notre propre boîte de réception.
- Pitcher dans la note. Vous avez peu de place et aucune légitimité à ce stade. La note sert à ouvrir la porte.
- Les compliments génériques. « J'ai été impressionné par votre parcours » ne veut rien dire si vous ne dites pas ce qui vous a marqué.
- La fausse familiarité. Tutoyer un directeur de site que vous ne connaissez pas, ou faire comme si vous vous étiez déjà parlé.
- Envoyer le pitch juste après l'acceptation. C'est l'erreur la plus fréquente, et la plus visible.
- Inviter tout le monde. Plus la liste est large, moins la raison d'inviter est crédible.
- Laisser s'accumuler les invitations en attente. Pensez à retirer de temps en temps celles qui dorment depuis longtemps.
- Copier un modèle tel quel, y compris ceux de cet article. Si votre prospect a déjà reçu la même phrase trois fois, elle ne vaut plus rien.
Et après l'acceptation, on fait quoi ?
L'invitation acceptée n'est qu'un début. Elle veut juste dire que la personne veut bien vous voir passer dans son fil.
La suite se joue sur deux terrains. Sur LinkedIn, avec du contenu qui montre ce que vous faites concrètement, et des messages simples. Par email, en parallèle.
Chez Octobre, on combine souvent les deux. Quelqu'un qui vous a déjà vu sur LinkedIn ouvre plus facilement un email de votre part, et inversement. C'est le principe de notre service de prospection automatisée, avec des messages écrits à la main.
Côté email, on reste sur un premier message et une seule relance, puis on passe à de nouveaux contacts. On explique pourquoi dans notre article sur combien de relances envoyer en cold email.
Si vous voulez voir ce que ça donne sur de vrais projets, nos cas clients sont en ligne.
Notre position sur le message d'invitation LinkedIn
Le message d'invitation est le détail sur lequel on passe le plus de temps, alors qu'il pèse moins qu'on le croit.
Ce qui fait accepter une invitation, c'est d'abord un profil clair et le fait d'avoir été vu avant. La note vient en complément, quand le lien n'est pas évident. Courte, avec une vraie raison, et rien à vendre.
Si vous hésitez entre une note travaillée qui glisse un argument commercial et une phrase banale mais honnête, prenez la phrase honnête. Elle vieillit beaucoup mieux.
Et si vous voulez qu'on regarde ensemble votre profil et votre façon d'aborder vos prospects, c'est justement ce qu'on fait dans notre accompagnement stratégie LinkedIn.

Ce sujet, on le rencontre tous les jours chez Octobre.
Nous construisons et opérons vos séquences de cold email et LinkedIn : ciblage, rédaction à la main, infrastructure d'envoi et suivi des réponses.


